Nice se visite bien à pied, mais tout ce qui rend la ville mémorable se trouve juste au-delà : Èze accroché à sa falaise, la rade de Villefranche, les corniches. En 48 heures, la difficulté n’est pas de trouver quoi faire — c’est de ne pas perdre trois heures dans les transferts et la recherche d’une place. Voici l’itinéraire que nous suggérons le plus souvent à nos passagers, construit autour de ce qui vaut vraiment le détour.
Jour 1 — Le cœur de Nice
Matin : le cours Saleya et le Vieux-Nice
Commencez tôt, avant 9 h. Le marché aux fleurs du cours Saleya bat son plein jusqu’en milieu de matinée et se vide de ses touristes vers midi seulement — sauf le lundi, où il laisse place au marché aux antiquités, qui vaut le déplacement pour d’autres raisons. Prenez un café en terrasse, puis laissez-vous perdre dans les ruelles du Vieux-Nice : la rue Droite, la place Rossetti et sa cathédrale Sainte-Réparate, les façades ocre qui montent vers la colline.

Goûtez la socca, cette galette de pois chiches cuite au feu de bois : c’est le plat de rue niçois par excellence, et elle ne se mange bien que brûlante, debout, au comptoir. Comptez deux à trois heures pour ce quartier sans se presser.
Midi : la colline du Château
La colline du Château n’a plus de château depuis 1706, mais elle offre la vue qui figure sur toutes les cartes postales : la baie des Anges d’un côté, le port Lympia de l’autre. Un ascenseur gratuit part du bout de la Promenade, au pied de la colline — utile en plein été. La cascade artificielle en haut est un bon endroit pour souffler.

Après-midi : la Promenade des Anglais et le Carré d’Or
Redescendez vers la Promenade des Anglais. Sept kilomètres de front de mer, les chaises bleues, le Negresco et son dôme rose : c’est le décor que tout le monde vient chercher. Si vous avez de l’énergie, remontez ensuite vers le Carré d’Or, entre l’avenue de Verdun et la rue Paradis, pour les boutiques ; sinon, la place Masséna et sa damier rouge et blanc marque une belle fin de journée, surtout à la tombée du soir quand les statues lumineuses de Plensa s’allument.
Jour 2 — Au-delà de la ville
Matin : Villefranche-sur-Mer et Saint-Jean-Cap-Ferrat
À dix minutes de Nice par la Basse Corniche, Villefranche-sur-Mer possède l’une des rades les plus profondes de la Méditerranée — c’est pour cette raison que les paquebots y mouillent. La vieille ville, ses façades colorées et la rue Obscure, une ruelle voûtée du XIIIe siècle, se visitent en une heure. Enchaînez avec la presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat : la villa Ephrussi de Rothschild et ses neuf jardins valent largement la visite.
Midi : Èze village
Èze est le village perché le plus photographié de la Côte d’Azur, et pour une fois la réputation est méritée : 400 mètres au-dessus de la mer, des ruelles médiévales entièrement piétonnes, et un jardin exotique au sommet d’où l’on voit, par temps clair, jusqu’à la Corse. Prévoyez de bonnes chaussures : ça grimpe sec. Le stationnement en contrebas est limité et sature dès 11 h en saison.

Fin d’après-midi : Monaco, ou la Grande Corniche
À ce stade, deux options selon votre énergie. Soit vous poussez jusqu’à Monaco — le Casino de Monte-Carlo, le port Hercule, le Rocher — à vingt minutes d’Èze. Soit vous rentrez par la Grande Corniche, la plus haute des trois routes littorales, avec un arrêt au belvédère d’Èze pour le coucher de soleil. La seconde option est moins connue et, à notre avis, plus mémorable.
Les erreurs à éviter
- Louer une voiture pour deux jours : entre le stationnement en centre-ville, les zones à accès réglementé et les routes étroites des villages perchés, le coût réel dépasse largement le prix de la location.
- Vouloir caser Cannes, Monaco et Saint-Tropez dans les mêmes 48 heures. Saint-Tropez est à deux heures de route : c’est une journée entière, pas une excursion.
- Visiter Èze ou Villefranche entre 11 h et 15 h en juillet-août. Partez tôt, vous aurez les ruelles pour vous.
- Réserver un restaurant sur la Promenade sans regarder les avis : les meilleures tables niçoises sont dans le Vieux-Nice et le quartier du port, pas en front de mer.
En deux jours, le temps que vous ne passez pas à vous garer est du temps que vous passez à visiter.


